Nous souhaitions revenir aujourd’hui sur Philae. Pour rappel, ce petit robot a été largué par la sonde Rosetta le 15 novembre 2014 sur la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko (ou Tchouri pour les intimes) pour l’analyser mais malheureusement, tout ne s’est pas passé comme prévu…

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Philae : soleil, réveille-moi !

Nous sommes le 15 novembre 2014. La sonde Rosetta largue le robot Philae sur la comète Tchouri. L’atterrissage est très mouvementé mais reste un véritable exploit… Enfin… Exploit oui, mais en demi-teinte. ..

En effet, l’appareil possède des batteries qui se rechargent grâce à des petits panneaux solaires mais, pas de chance, l’appareil est tombé dans une zone peu ensoleillée. Malgré de nombreuses tentatives de la sonde Rosetta pour reprendre contact avec lui, il ne répond pas et il est pour le moment impossible de le localiser.

« Nous sommes raisonnablement optimistes » – Philippe Gaudon – Chef de projet Rosetta au CNES (Centre National des Etudes Spatiales)

Son réveil est donc hypothétique… Philae pourrait en effet être endommagé ou pire avoir rendu l’âme du fait des températures glaciales à la surface de la comète. Espérons que lorsque Tchouri se rapprochera un peu plus du soleil (notamment au passage au périhélie le 13 août 2015 : point le plus proche du Soleil), le robot donnera enfin des nouvelles.

Philae : pourquoi une comète et pourquoi Tchouri ?

Les comètes sont des corps planétaires mystérieux et hostiles qui peuvent délivrer énormément d’informations sur notre origine et sur notre monde. La comète Tchouri a principalement été choisie du fait qu’elle est représentative de tous les noyaux cométaires. Elle est située à environ 300 millions de kilomètres de la terre.

philae tchouri

Pas de champ magnétique pour la comète Tchouri

Avant son hibernation et grâce au magnétomètre ROMAP installé sur le robot, les scientifiques ont notamment pu analyser les rebonds effectués par Philae lors du largage et ils viennent d’en déduire que la comète Tchouri ne possède pas de champ magnétique. Ce constat est bien plus qu’anecdotique car il remet de ce fait en cause la théorie actuelle de formation des planètes. Oui, oui… vous avez bien lu.

«Nous sommes probablement la seule équipe à bénéficier de tels sauts. D’habitude, nous pouvons seulement mesurer le champ magnétique en un point. Mais avec tous ces rebonds, nous avons eu l’opportunité (…) de mesurer quatre points» – Hans-Ulrich Auster – Coauteur d’une étude publiée dans la revue américaine Science

Espérons que Philae finisse par se réveiller rapidement pour aider Rosetta dans ses recherches. En effet, le petit module est bourré de nouvelles technologies et pourrait véritablement permettre de faire avancer la science mais aussi de nous en apprendre un peu plus sur l’origine de notre monde.