Sony, vous connaissez tous. Cette société japonaise, créée en 1946, a construit sa notoriété notamment grâce au Walkman, inventé en 1979 mais c’est aussi à eux que l’on doit par exemple la cassette vidéo couleur, la disquette 3,5 pouces, le premier caméscope grand public, la vidéo 8 mm ou encore plus récemment, en 2006, le disque Blu-Ray. Depuis, la firme semble connaitre quelques difficultés qui obligent son PDG, Kazuo Hirai à prendre d’importantes décisions stratégiques.

PC Sony : la firme tourne la page

Le secteur des PC portables est gravement affecté par la concurrence des tablettes tactiles. Sony, avec seulement 1,9% de part de marché au niveau mondial en 2013, a annoncé récemment la cession de sa gamme d’ordinateurs portables VAIO (Visuel Audio Intelligent Organiser) à un fonds d’investissement japonais, faute de rentabilité.

Mais quelles en seront les conséquences ? Selon le journal Nikkei Asian Review, c’est Japan Industrial Partners qui devrait bénéficier de la vente. Une nouvelle société totalement indépendante devrait être créée et ils garderont certainement le nom commercial « VAIO » car celui-ci bénéficie d’une excellente image et notoriété.

D’ailleurs, la commercialisation de ces ordinateurs haut de gamme devrait être maintenue au niveau international même si le but serait de se concentrer désormais principalement sur le Japon. La page se tourne donc près de 20 ans après la sortie du premier ordinateur Sony.

« Il fallait que quelqu’un sorte de ce marché car il y a trop d’acteurs » – Mikako Kitagama – Analyste du cabinet d’études Gartner

PC Vaio de SonyLa division TV devient une filiale

Sony est très bien placé sur le secteur des télévisions mais, malgré cette position, les TV ne génèrent plus de bénéfices. De ce fait, de nombreuses mesures ont déjà été prises mais la firme japonaise est toujours dans le rouge. La décision est tombée : la division TV va devenir une filiale.

Pourquoi ? Selon le PDG, pour plus d’efficacité et de dynamisme. Sony reste donc conscient que la télévision demeure un appareil central de divertissement multimédia dans les foyers et la marque japonaise devrait continuer d’élargir sa gamme avec des produits de haute qualité.Sony TV

La fin de la liseuse Sony ?

Sony vient d’annoncer il y a quelques jours la fermeture (effective au 20 mars), aux Etats-Unis et au Canada, du Reader Store, leur librairie en ligne permettant de télécharger des livres numériques. Les clients seront transférés chez Kobo (filiale du groupe Rakuten), un concurrent canadien.

Pourtant, quelques années plus tôt, tout semblait leur sourire avec la sortie de la e-Reader en 2006, soit un an avant qu’Amazon fasse de même avec leur fameuse Kindle. Les américains raffolent des livres numériques et ils représentent d’ailleurs aujourd’hui le marché le plus important au monde. Mais alors pourquoi avoir décidé de fermer le Reader Store en Amérique du Nord et de ne plus proposer de nouveaux modèles de liseuses aux Etats-Unis ? La réponse semble floue mais une chose est certaine : les parts de marché étaient trop faibles et les clients trop peu nombreux.

Le PDG de Sony, Kazuo Hirai, vient d’alerter pour la seconde fois en quatre mois sur les mauvais résultats de l’entreprise mais, pour lui, il s’agit « juste » de la continuation d’un plan mis en place en 2012. Il faudrait donc patienter encore…

Néanmoins, la firme japonaise va très mal. Ces décisions stratégiques sont à l’image d’un navire qui semble dériver depuis quelques temps déjà. Pour rappel, il s’agit de la quatrième restructuration depuis 2005. Ici, il est annoncé une suppression de plus de 5 000 postes (plus de 30 000 postes supprimés en un peu moins de dix ans). Pour quelles raisons l’entreprise est à ce point déstabilisée ? Le géant japonais semble ne pas être arrivé à s’adapter à la concurrence de plus en plus féroce.

Aujourd’hui, Sony souhaite se concentrer sur la construction de téléviseurs très haut de gamme mais également se préoccuper du jeu vidéo et de la téléphonie mobile, deux branches qui fonctionnent très bien pour le Japonais. Quelles seront les conséquences de toutes ces décisions ? Pour l’année fiscale en cours, Sony devrait tout de même perdre 1,1 milliard de dollars… Le chemin semble donc encore long.